La Gen 2 Air s'appelle Air et pèse plus lourd que la Gen 2. Une gamme dont les noms ne suivent pas les fiches, ça vaut la peine d'être démêlé avant d'acheter.
Trois bagues, trois noms qui suggèrent un ordre, et une gamme qui ne le suit pas. La Gen 2 Air s’appelle Air et se révèle la plus lourde des deux Gen 2. La Gen 3 est la plus récente et se révèle la plus épaisse des trois. C’est par là qu’il faut entrer, parce que c’est exactement ce qui fait acheter de travers.
La Gen 2 Air pèse 2,5 à 4 g, la Gen 2 en pèse 2 à 3
Le mot « Air » désigne ici la position dans la gamme, pas la masse. La Gen 2 Air est en acier inoxydable, la Gen 2 en alliage de titane, et le titane est plus léger à volume égal. Or le volume est identique : 2 mm d’épaisseur, 6,8 mm de large, neuf tailles pour l’une comme pour l’autre, les deux valeurs reprises de la fiche technique du constructeur.
60 € séparent les deux modèles, 239 € contre 299 €.
C’est le seul endroit du catalogue où je trouve un nom commercial franchement trompeur. La version présentée comme allégée est la plus lourde. Un gramme ou deux, sur un objet qu’on porte vingt-quatre heures sur vingt-quatre, ce n’est pas une abstraction.
Aucun abonnement sur les trois générations, et c’est ce que j’achète ici
La ligne « Subscription Fee » du tableau constructeur porte « No » sur les trois modèles, et « Free » en face de la Gen 2. Oxygène sanguin, température cutanée, suivi du cycle : tout est inclus, tout de suite, sans compte à renouveler.
C’est la seule chose que je réclame vraiment à une marque de ce segment. Louer le droit de lire ce qu’un capteur a enregistré pendant que je dormais, alors que je l’ai déjà payé, me paraît une drôle de manière de vendre. Ici la question ne se pose pas. C’est ce qui permet à la RingConn Gen 2 Air à 239 € de tenir tête à des bagues bien plus chères.
Les trois annoncent la même étanchéité, 100 m, soit 10 ATM. Douche, piscine, vaisselle : sujet clos.
14 jours sur la Gen 3, à condition de couper la vibration
369 €, et 4,3 sur 5 pour 67 avis relevés le 3 août 2026. Quatorze jours annoncés entre deux charges, première place sur les vingt modèles du comparatif dont l’autonomie est documentée, contre 12 pour la Gen 2 et 10 pour la Gen 2 Air. C’est le meilleur chiffre du site, et il n’est pas près d’être battu.
Il vient avec une condition. Le moteur de vibration est la nouveauté de cette génération, alertes au doigt sans passer par le téléphone, et RingConn descend lui-même à 10-12 jours lorsqu’il est actif.
Autrement dit : vibration allumée, la Gen 3 fait ce que fait la Gen 2, à 70 € de plus.
Je ne balaie pas le moteur d’un revers de main pour autant. Un réveil qui vibre au doigt et ne tire pas la personne allongée à côté hors de son sommeil, quand on s’intéresse justement au sommeil, c’est une fonction sérieuse. Simplement, elle ne se cumule pas avec le record d’autonomie. Il faut choisir laquelle des deux on achète.
Sa deuxième réserve tient en 0,3 mm : 2,3 mm contre 2 mm sur les Gen 2. Quatrième position sur huit modèles mesurés, là où les deux autres RingConn sont premières.
La Gen 2 repère des schémas d’apnée, et ce n’est pas un diagnostic
Voilà ce qui sépare vraiment les deux Gen 2, bien plus que le matériau. La Gen 2 à 299 € détecte les schémas d’apnée du sommeil. La Gen 2 Air à 239 € ne le propose pas.
Encore faut-il savoir ce que le mot recouvre. J’ai passé sept ans à poser des capteurs sur des gens qui dormaient mal. Un diagnostic d’apnée se pose avec un enregistrement du flux nasal, de l’effort respiratoire et de la saturation en oxygène, sur une nuit entière, relu ensuite par quelqu’un. Une bague a un capteur optique et un accéléromètre. Elle voit un pouls et des mouvements. Elle peut repérer un schéma. Elle ne compte pas des apnées, et le mot que RingConn emploie, « schémas », est le mot juste.
Ce n’est pas pour autant sans valeur, au contraire. C’est une raison d’aller consulter, et c’est énorme. Une alerte que l’enregistrement dément ensuite a quand même fait son travail : elle a envoyé quelqu’un se faire examiner. C’est le seul résultat qu’on puisse honnêtement lui demander.
Donc si c’est ta raison d’acheter, prends la Gen 2 et pas la Gen 2 Air. 60 € pour ça, c’est justifié. Et prends rendez-vous.
Changer de génération chez RingConn veut dire remesurer son doigt
Le système de tailles de la Gen 3 diffère de celui des générations précédentes, et il faut repasser par un kit de mesure spécifique. Une Gen 2 en 9 ne te dit pas quelle Gen 3 commander. C’est le genre de détail qui ne se voit pas avant le colis, et qui coûte un renvoi.
Le boîtier suit la même logique. Celui de la Gen 2 est lié à la taille de la bague ; la Gen 3 en propose un universel ; le socle de la Gen 2 Air accepte toutes les bagues RingConn et toutes les tailles. Dans un foyer où deux personnes portent la marque, ça change la vie.
La Gen 3 gagne en revanche une taille supplémentaire : dix au catalogue, de 6 à 15, quand les Gen 2 s’arrêtent au 14. Pour un gros doigt, c’est la seule RingConn possible.
Laquelle des trois je prendrais, selon ce que tu cherches
Si tu veux ne plus penser au chargeur et que 369 € passent : la Gen 3, avec la vibration coupée. Note globale 8,8, la meilleure du comparatif, quatorze jours, dix tailles.
Si le sommeil est ta vraie raison d’acheter : la Gen 2 à 299 €. Titane, 2 à 3 g, 2 mm, douze jours, et la détection des schémas d’apnée qui manque à sa petite sœur. C’est celle que je mettrais à mon doigt.
Si tu découvres les bagues connectées : la Gen 2 Air à 239 €. Elle garde la géométrie, les neuf tailles, les 10 ATM, dix jours d’autonomie et tous les capteurs, pour 130 € de moins que la Gen 3. Un ou deux grammes de plus, et pas d’apnée. C’est le point d’équilibre de tout le catalogue, et c’est pour ça qu’il porte notre choix sur le comparatif.
Aucune des trois ne te demandera un centime après l’achat. Sur un objet qu’on garde des années, cette ligne-là pèse plus lourd que les autres, et elle explique à elle seule pourquoi la marque revient si souvent parmi les modèles sans abonnement.